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Rambo : les trois premiers épisodes / 1982 - 1988 | 06 novembre 2007

 

" Aucun homme, aucune loi, aucune guerre ne peuvent l'arrêter... "

 

 

Chers lecteurs, en début 2008 sortira au cinéma un film que je crois aimer d'avance : la quatrième (et dernière ?) aventure de John Rambo, cette dernière s'annonçant comme la plus violente de la franchise et de la carrière du grand Sly (que je surnomme toujours Mon Dieu Du Cinéma Que J'ai). J'ai décidé de vous parler aujourd'hui des trois premiers opus de cette saga culte.

1982. Alors qu'il cartonne aux USA avec ROCKY III : L'ŒIL DU TIGRE (1), Sylvester Stallone décide d'adapter un roman de David Morrell nommé FIRST BLOOD (2). Le film aura le même nom que le roman. En France son titre sera le nom de famille du personnage principal : RAMBO (3). Le réalisateur sera Ted Kotcheff.

L'histoire est la suivante : depuis qu'il est revenu du Viêtnam, John Rambo, un ancien béret vert et un des héros de cette sale guerre, est traumatisé par cette dernière et vit comme un vagabond. Un jour, il est arrêté par le shérif d'une petite ville. Maltraité, il s'échappe et se cache dans la forêt. Pour le shérif et ses hommes c'est une chasse à l'homme qui commence, mais pour Rambo c'est une nouvelle guerre...

Sly trouve ici un nouveau grand rôle avec un sujet encore sensible pour les Américains (surtout les soldats). Rambo devient alors l'incarnation du courage des milliers d'hommes morts pour une cause au fond inconnue. Ce film est dramatique, passionnant, très touchant, de loin l'un des meilleurs de cette année 1982 et le plus beau long de la carrière de Ted Kotcheff, mais aussi pour les acteurs Richard Crenna qui fait un inoubliable Colonel Trautman et Brian Dennehy.

Il faut savoir que pour FIRST BLOOD une autre fin était prévue : un final où Stallone mourrait (comme dans le livre), mais les producteurs en ont décidé autrement et ce n'est certainement pas bête du tout puisqu'en 1985, comme tous bons succès des années 80 (et surtout quand c'était prévu au programme), trois ans après sort dans les salles RAMBO II : LA MISSION (4), avec cette fois à la réalisation George Pan Cosmatos.

Dans ce scénario que Stallone a en partie écrit avec James Cameron en personne, on retrouve Rambo cinq ans après (vachement original...) avoir mis à feu et à sang une petite ville américaine et après avoir voulu tuer son shérif. Il purge une peine de prison dans un camp de travaux forcés lorsque son ami, le Colonel Trautman, vient lui proposer une mission qui lui rendrait la liberté : retourner au Viêtnam pour prouver que des prisonniers de guerre Américains sont encore là bas.

Là où d'autres verraient un simple film d'action destiné aux ados en manque d'explosions et de sang, en somme ceux qui n'ont pas vu le film, RAMBO II est une suite presque logique puis un film d'action plus qu'efficace. Le personnage Rambo devient avec ce long explosif ne possédant aucun temps mort, mais en restant aussi émouvant que le premier, un véritable mythe au milieu des années 80. Un nouveau héros culte est né. Sly sera identifié à lui tout au long de sa carrière avec celui de Rocky Balboa. Satisfait par le résultat, l'acteur a voulu un an plus tard le même réalisateur pour COBRA (5), mais la qualité était loin d'être là.

1988. Comme vous le savez et comme il était question pour RAMBO II, à Hollywood nous avons très fréquemment une suite tous les trois ans et RAMBO III (6) débarque dans les cinémas. Stallone est toujours au scénario mais pas le réalisateur puisque cette fois nous trouvons Peter MacDonald.

Dans ce troisième opus, Rambo s'est retiré dans un monastère bouddhiste thaïlandais afin de trouver la paix en lui. Mais le Colonel Trautman le retrouve et lui demande de l'aider pour une mission à hauts risques : aller en Afghanistan pour fournir des armes aux guerriers afin de combattre les Russes qui y font un massacre sans nom. Il refuse et quelques jours après il apprend que son seul ami s'est fait capturer et actuellement est sous la torture du Colonel Zaysen. Le pire de tous. Pour le sauver, John Rambo doit alors retourner au massacre... et seul.

Des scènes d'action remarquables mais ressemblant parfois au second, ce RAMBO III est le moins réussi des trois premiers. Au final, ça manque de surprises mais les moments de bravoures ne sont pas mal (comme le passage où Trautman et Rambo sont seuls devant 10 commandos Russe et décident de foncer dans le tas), ainsi que les leçons par rapport à la situation en Afghanistan. Ce film est dédié à ce peuple. Comme pour le précédent, Stallone assure dignement le spectacle.

 

J'ai vraiment hâte de voir comment Stallone utilisera le personnage de Rambo deux décénnies après sa dernière guerre cinématographique...

 

 

" Ce que vous appellez l'enfer, il appelle ça chez lui... "

  

 

    

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1 = Lire l'article concerné.

2 = 1972.

3 = FIRST BLOOD, réalisé par Ted Kotcheff, avec et écrit par Sylvester Stallone, avec également Richard Crenna, Brian Dennehy, David Caruso, écrit aussi par William Sackheim et Michael Kozoll d'après le roman du même nom de David Morell datant de 1972 (1982 Carolco Pictures).   

4 = RAMBO : FIRST BLOOD PART II, réalisé par George Pan Cosmatos, avec et écrit par Sylvester Stallone, avec également Richard Crenna, Charles Napier, écrit aussi par James Cameron et Kevi Jarre d'après l'oeuvre de Ted Kotcheff et celle de David Morell (1985 Carolco Pictures).  

5 = Avec et écrit par Sylvester Stallone, avec également Brigitte Nielsen, Brian Thompson, d'après le roman A RUNNING DUCK de Paula Gosling datant de 1974 (1986 Cannon Group / Golan-Globus / Warner Bros).

6 = Réalisé par Peter McDonald, avec et écrit par Sylvester Stallone, avec également Richard Crenna, Marc de Jonge, Sasson Gabai, Alon Abutbul, Kurtwood Smith, écrit aussi par Sheldon Lettich d'après l'oeuvre de Ted Kotcheff et celle de David Morell (1988 Carolco Pictures).  

Photo : Jack Cardiff (1985).

 

Publié par perversland à 08:59:11 dans Le cinéma, ma grande passion | Commentaires (1) |

La Môme / 2006 | 05 novembre 2007

 

  

Vendredi. Je passe ma soirée à regarder le DVD (édition collector) d'un film qu'on m'a prêté il y a deux jours. Ce film, je l'ai adoré lors de sa sortie au cinéma au début de l'année (c'était en février je crois). Il est certainement le plus beau de France cuvée 2007. C'est pour ça que je consacre un article sur lui. Il s'agit de LA MÔME (1) d'Olivier Dahan.

LA MÔME est bien entendu le biopic sur la grande chanteuse Edith Piaf. Le réalisateur raconte ici sa vie pas toujours rose et son parcours hors du commun du début à la fin, tout en ne tenant compte de la chronologie... et c'est certainement mieux comme ça. Marion Cotillard joue le rôle de Piaf et nous offre une performance rarement vue. Elle est absolument renversante et totalement habitée par le personnage. Un personnage mort le 10 octobre 1963 à 47 printemps cause de la drogue (à 40 ans elle en faisait le double et ne ressemblait plus qu'à une éponge humaine). LA MÔME prend tellement aux tripes que même si on aime pas les chansons d'Edith Piaf (j'en suis l'exemple même), il faut vraiment ne rien connaître au septième art ou être idiot pour détester ce chef-d'œuvre maintenant reconnu au rang mondial. On a également un casting de choix : Jean-Paul Rouve et Clotide Courau dans les rôles des parents du mythe, Emmanuelle Seigner, Sylvie Testud ou encore l'immense Gérard Depardieu en personne.

En somme, cette MÔME est une merveille comme on en voit très rarement de nos jours. Dommage que ce soit PERSEPOLIS (2) qui soit nommé pour la France comme Meilleur Film Étranger aux Oscars 2008. Mais bon, ce ne sera pas la première fois qu'il y aura des injustices ou des faits indigestes dans le monde du cinéma.

  

 

  

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1 = Ecrit et réalisé par Olivier Dahant, avec Marion Cottillard, Jean-Pierre Martins, Sylvie Testud, Pascal Greggory, Gérard Depardieu, Jean-Paul Rouve, Emmanuelle Seigner, Clotide Coureau, écrit égaleme nt par Isabelle Solberman (2006 TFM Distribution). 

2 = Écrit et réalisé par Marjane Satrapi (d'après sa série de bande déssinée) et Vincent Paronnaud, avec les voix de Chiara Mastrioanni, Catherine Deneuve, Danielle Darrieux, Simon Abkarian (2006 2.4.7 Films / France 3 Cinéma / The Kennedy / Marshall Company).

 

 

  

Publié par perversland à 10:56:37 dans Le cinéma, ma grande passion | Commentaires (1) |

L'histoire d'une nuit | 04 novembre 2007

 

Je suis allongé et elles ne sont ce soir qu'une quinzaine au dessus de moi. Je parle des étoiles. Je suis totalement détendu, dehors par un froid à peine saisissant. Il faut dire qu'avec un grand manteau noir, des mitaines (de la même couleur) et une écharpe je ne risque pas d'attraper grand-chose. J'adore faire ça, être à part quelques minutes et m'allonger dans l'herbe en pleine nuit en regardant paisiblement un ciel étoilé. J'aime bien le faire car ça me fait toujours penser à la même chose. Que nous sommes tous de petites merdes dans cet univers qui a l'air d'être plus grand qu'on ne le croit.

Pendant que je fais alors un peu le point, une dizaine de personnes s'éclatent ensemble à quelques mètres de moi. Je suis chez Brian, batteur dans un groupe qui vient de chanter il y a plusieurs heures une chanson issu de mon cerveau, parait-il, torturé au fond de lui-même. Ils sont accompagnés de potes à eux que je ne connais pas. Il faut dire que je connais vraiment que trois personnes. Si j'écris ça c'est pour raconter ce qui est arrivé après, enfin pas tout quand même, je dis juste le principal que je trouve pas mal, c'est pour cette raison que j'en parle ici. Et aussi parce qu'il me fallait l'écrire, c'est comme ça. Je ne vous cache pas que j'ai un peu de mal à parler de ça, déjà que pour CONFESSION INTIME (1) j'ai pris un bon verre de whisky... bon d'accord deux avant de tout balancer. Bon aller, je me lance...

Sans que je remarque qu'elle s'approchait de moi, une personne s'allonge à mes côtés. Elle se met bien contre moi soit disant pour « ne pas avoir trop froid ». Normalement j'aurais attaqué, commencé à plaisanter en balançant des trucs assez drôle, parler de choses et d'autres et comme je loupe rarement mon coup elle m'aurait embrassé en à peine une demie heure puis on aurait été plus loin quand j'aurais posé ma main à un endroit bien précis. Mais c'est une amie que je connais depuis plus de cinq ans. Enfin une amie, une fille qui ne m'a pas adressé la parole depuis des mois et qui me parle parce qu'elle m'a vu à ce concert et qu'elle connaît aussi le batteur, comme moi. Sauf que Brian est son cousin, comme quoi le monde est petit. Je regarde ma montre et il est un peu plus d'une heure du matin. Mes parents sont à une petite soirée organisée par des amis et d'habitude ils rentrent après avoir dormis chez eux. Si c'est le cas, ma mère va m'appeller dans très peu de temps. Quelques secondes après la sonnerie de mon portable hurle de plus belle. Je ne me trompe pas : c'est bien ma mère qui m'envoie un message annonçant qu'ils vont dormir là-bas. Que faire... emmener cette petite rousse (après avoir été blonde et brune) chez moi pour passer la nuit avec elle ? Rester plus ici et « m'amuser » quand même avec elle ? Oh, et puis ce n'est pas un choix difficile à faire et ce ne sera pas la première fois qu'on fera quelque chose qu'elle ait un mec ou pas (je sais c'est dégueulasse, mais on a qu'une seule vie et faut bien la vivre). J'ai des idées plein la tête maintenant, qu'est-ce qu'il faut que je fasse bordel ?!

Là je prends la meilleure solution : je l'embrasse sur le front et me relève en disant que je rentre à la maison. Je vais saluer le groupe et pars à pieds (pour un petit kilomètre et demi je ne vais pas déranger quelqu'un, surtout dans l'état où ils sont). Au moment où je passe la barrière et que j'allais mettre mes écouteurs je l'entends. Je me retourne et elle m'embrasse. Un vrai baiser comme j'aime. Un vrai baiser comme elle sait les faire. Un vrai baiser comme je lui ai appris car il s'agit de mon ancienne meilleure amie. Là je ne vais surprendre personne : je me suis laissé faire et je suis parti une heure après. Tout le trajet, sous la douche et avant de m'endormir je n'avais que ça en tête : pourquoi je me suis laisser faire ? Pourquoi je suis allé jusqu'au bout avec mon ancienne Best que je vois à peine tous les six mois, qu'on s'appelle chaque semaines des quatre jeudis et qu'on s'engueule tout le temps ? Oh, et puis ce n'est pas grave, j'ai passé une bonne soirée et je devrai être content puisque je pensais que la fois d'avant allait être la dernière où j'allais à un concert d'un des groupes avant pas mal de mois. Remarque, celle-ci étaient la dernière ça se trouve, mais bon c'était sympa je ne vais pas me plaindre.

Je me demande quand même, en tapant ces mots sur mon clavier, quand sera la prochaine fois que je vais la revoir. Est-ce que ça sera pareil à la fin ? Oh et puis qui vivra verra... ou en ce qui vous concerne lira peut-être.

    

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1 = Lire l'article concerné.

Photo : Adrien Balboa (2007).

Publié par perversland à 12:33:09 dans VOYAGE AU PAYS DES VIVANTS | Commentaires (1) |

Tiredness | 03 novembre 2007

 

 

Quand vient le soir

Et qu'il est trop tard

Pour que l'on se donne

Pour se dire ce qui nous passionne

Tout me parait trop long

Je vois dans le décor un brusque abandon

  

Pendant qu'en silence, nos pensées

Dansent sans vouloir se rencontrer

Et en laissant mourir d'ennui cette soirée

Alors qu'au fond, mon corps veut de plus en plus te posséder

 

Plus le temps passe

Plus le soleil se lève

Notre romance s'efface

Et elle en crève...

Même nos caresses

Sentent la paresse

Un jour il faudra que l'on se laisse

Que cette fatigue cesse

 

Je ne peux oublier

Que je t'ai promis

De complètement t'aimer

Tu veux même que ça en atteigne la folie

Oh tu sais que je peux tout faire

Si ça permet de plus te plaire

Mais tout devient impossible

Ce battement d'aile devient trop visible

 

Plus le temps passe

Plus le soleil se lève

Notre romance s'efface

Et elle en crève...

Même nos caresses

Sentent la paresse

Un jour il faudra que l'on se laisse

Que cette fatigue cesse

 

Plus le temps passe !

 

Plus le temps passe

Plus le soleil se lève

Notre romance s'efface

Et elle en crève...

Même nos caresses

Sentent la paresse

Un jour il faudra que l'on se laisse

Que cette fatigue cesse

 

Que toute cette histoire cesse

Paroles : Adrien Balboa.

 

 

 

 

 

 

 

 

  

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Paroles : Adrien Balboa (novembre 2007).

Photo : Yorrick Le Saux pour le film QUAND J'ETAIS CHANTEUR, écrit et réalisé par Xavier Giannoli, avec Gérard Depardieu, Cécile de France, Mathieu Amalric, Christine Citti, Patrick Pineau, Christophe (2005 Rectangle Productions / Europa Corp. / France 3 Cinéma / Schmooze). QUAND J'ÉTAIS CHANTEUR FUT DANS LA SÉLECTION OFFICIELLE EN COMPÉTITION DU FESTIVAL DE CANNES 2006.

 

Publié par perversland à 09:56:11 dans Paroles d'Adrien Balboa | Commentaires (2) |

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PERVERS LAND par Adrien Balboa

 



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