« Maintenant je vais vous parler d'une fille que vous connaissez bien.
- Ouais !
- Que vous connaissez même très bien...
- Ouais !
- Que vous connaissez même très très TRÈS bien !
- OUAIS !
- Vous voyez qui j'veux dire ?
- OUAIS !
- Vous voyez qui j'veux dire ?!
- OUAIS !
- Alors dites-moi son nom...
- GABRIELLE !
- Comment ?!
- GABRIELLE ! »
Ce dialogue quasi-rituel entre Johnny Hallyday et son public dans les concerts du grand précède, comme vous le savez ou vous en doutez, la chanson GABRIELLE (1). Aujourd'hui j'ai une petite envie de la mettre sur ce blog.
GABRIELLE est un grand tube, si ce n'est un des plus grands de la carrière de Johnny, alors que ce titre n'était pas destiné à en être un à l'époque. Il est extrait du bel album DERRIÈRE L'AMOUR et possède plusieurs versions : celle de l'album puis les nombreuses autres que Johnny s'amuse à faire sur scène (pendant que les personnes du public croisent les poings au dessus de leur tête à la fin du refrain). Pour moi la meilleure est celle du FLASHBACK TOUR de 2006 et 2007. Pour la vidéo j'ai bien entendu choisi celle de cette tournée, plus exactement son escale à la Cigale fin 2006.
Gabrielle, tu brûles mon esprit
Ton amour étrangle ma vie
Et l'enfer, devient comme un espoir
Car dans tes mains je meurs chaque soir
Je veux partager autre chose que l'amour dans ton lit
Et entendre la vie et ne plus m'essouffler sous tes cris
Oh fini... fini pour moi
Je ne veux plus voir mon image dans tes yeux
Dix ans de chaînes sans voir le jour
C'était ma peine forçat de l'amour
Et bonne chance à celui qui veut ma place (oui ma place)
Dix ans de chaîne sans voir le jour
C'était ma peine forçat de l'amour
J'ai refusé, mourir d'amour enchaîné
Gabrielle, tu flottes dans mon cœur
C'est une illusion de douceur
Et tu chantes, c'est la voix d'une enfant
Avec laquelle tu glaces mon sang
Je veux t'expliquer tu confonds et le jour et la nuit
Je veux t'approcher, mais tu tournes le dos, tu t'enfuis
Oh sais-tu vraiment ce que tu veux faire ?
Je ne serai plus l'esclave de ta chair
Dix ans de chaînes sans voir le jour
C'était ma peine forçat de l'amour
Et bonne chance à celui qui veut ma place (oui ma place)
Dix ans de chaîne sans voir le jour
C'était ma peine forçat de l'amour
J'ai refusé, mourir d'amour enchaîné
J'ai refusé, mourir d'amour enchaîné !
Paroles : Long Chris et Patrick Larue.
Musique : Benoît Kaufman.
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1 = D'après THE KING IS DEAD et extrait de l'album DERRIERE L'AMOUR (1976 Philips).
Publié par perversland à 18:03:38 dans LA MUSIQUE QUE J'AIME | Commentaires (13) | Permaliens
Tel un pauvre devant son trésor Je la touche et la regarde des heures Ses yeux me réclament Tandis que mes envie s'enflamment Sous ces lumières tamisées Je réalise ce que j'ai discrètement rêvé Je ne sais ce qu'elle m'a fait Est-ce que je suis en train de l'aimer ? Tous la regardent Tous la veulent Elle se fiche de leurs gardes Ce qu'elle veut pour se détendre c'est ma personne Sa peau sous ces lumières tamisées Recouverte par mes baisers Je ne sais ce qu'elle m'a fait Est-ce que je suis en train de l'aimer ? Tel un damné devant son idylle Tout n'est plus si fragile Prolonger le plaisir Exécuter tout ce qu'elle désire Sa nudité sous ces lumières tamisées Le plan est si parfait Et je ne sais ce qu'elle m'a fait Est-ce que je suis en train de l'aimer ? Je ne sais ce qu'elle m'a fait Est-ce que je suis en train de l'aimer ? Je ne sais ce qu'elle m'a fait Je ne sais ce qu'elle m'a fait... Paroles : Adrien Baboa. ______ Paroles : Adrien Balboa (janvier 2009).
Publié par perversland à 07:13:19 dans Paroles d'Adrien Balboa | Commentaires (12) | Permaliens
Si il y a pour moi un film important en ce début 2009 (ou même cette année en gros), c'est bien celui qui marque le retour de Jean-Paul Belmondo (mon acteur Français préféré) en haut de l'affiche : UN HOMME ET SON CHIEN (1), remake du superbe UMBERTO D. (2).
Charles vivait avec son chien chez Jeanne, une veuve charmante, qui est également une ancienne maîtresse lors de la mort de son mari. Ce dernier était d'ailleurs le meilleur ami de Charles. Leïla, la jeune employée de maison, ne peut lui offrir que son affection et son sourire. En retour, Charles lui donnera beaucoup plus. Mais comme il n'a que pour ressource qu'une maigre pension, il est mis à la rue avec son chien. Pas une main ne se tend vers lui et sa dignité lui interdit de tendre la sienne...
Ecrit et réalisé par Francis Huster (qui est fait aussi partie de la brochette d'acteurs présents ici), cet HOMME ET SON CHIEN est tout simplement touchant, très bien réalisé et peut (malheureusement) paraître vrai. C'est telle une résurrection que Jean-Paul Belmondo prouve qu'il reste malgré tout un grand acteur, revient en crevant l'écran et bouleversant le spectateur dans cette histoire déchirante. Les acteurs faisant une simple apparition sont aussi de choix, puisqu'on peut trouver dans ce putain de beau film Jean Dujardin, José Garcia, Michèle Bernier, Patrick Bosso, Cristiana Realy, Pierre Mondy et encore d'autres ! À coup sûr, même si plusieurs personnes sont loin d'être du même avis, UN HOMME ET SON CHIEN est un des plus beaux films de ce mois, voire de 2009.
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1 = Ecrit, avec et réalisé par Francis Huster, avec également Jean-Paul Belmondo, Hafsia Herzi, Julika Jenkins (2008 F comme Film / Canal+ ).
2 = Écrit et réalisé par Vittorio De Sica, avec Carlo Battisti, écrit également par Cesare Zavattini (1952 Rizzoli Film S.P.A / Produzioni De Sica).
Publié par perversland à 18:03:15 dans Le cinéma, ma grande passion | Commentaires (9) | Permaliens
Cet après-midi, un peu avant 14 heures. Je me prépare et fonce pour Rouen, direction le CHARLES' CAFE, endroit où je vais souvent pour ceux qui s'en rappellent. Assis au comptoir, je commande un chocolat chaud (vu que j'ai arrêté le café il y a quelques mois) et attends qu'il soit servi. Si je suis ici c'est pour essayer de tenir un peu plus d'une heure tout seul. Voire deux. En gros ajouter un nouveau round à COMBATTRE SA PHOBIE. Ce chocolat arrive, je commence à le boire lorsque quelqu'un derrière moi se met à m'adresser la parole. « Ton nom ne serait pas Adrien par hasard ? Je me retourne et vois une jolie blonde d'environ 24 ans, cheveux longs, grande veste en cuir et visiblement très souriante. - Oui, tu es ? - Ah j'm'appelle Cécilia. C'est bien toi qui écris des chansons ? - En chair et en os. Elle me tend alors une main que je serre. Je lui montre du regard le tabouret vide qui est juste à côté de moi. - Tu veux t'asseoir ? - Ah oui, merci. Elle s'assied et demande qu'on lui serve un café. Elle se tourne alors vers moi. - Alors, comment tu connais mon nom ? - Je crois avoir entendue à un concert une chanson de toi, enfin écrite par toi, dans Rouen l'année dernière. - Ah, c'est fort possible. - Et depuis je passe souvent sur ton blog. - Ah oui ? » Moi qui ne voulait pas sortir au début, enfin ne pas venir ici mais voir quelqu'un, j'ai eu raison de changer d'avis. On se met à consommer ce que l'on a commandé, elle en continuant de me regarder. « Tu attends quelqu'un ? - Non, je suis venu vite fait après je rentre chez moi (oui je sais, ce n'est pas beau de mentir). Et toi ? - J'étais avec ma sœur, elle est partie en même temps que tu es arrivé. - Ah ok. » Putain je ne sais pas quoi lui dire. Il y'a devant moi une jolie femme qui me connait grâce à ce que je fais sur ce blog et mes textes et je ne sais pas quoi lui dire. Si je lui parle de la pluie et du beau temps ça ne va pas le faire. « Me dis pas que t'es timide. - Moi ? Oh non (merde trouver une question). Alors, pourquoi tu t'es mise à venir sur mon tit blog ? - Parce que la chanson que j'avais entendue était très belle, et le chanteur avait dit ton nom, Adrien Balboa. Enfin ton pseudo. - C'était quel groupe ? Ou chanteur (que je le remercie)... - Désolée je sais plus. La chanson c'était euh... JE SUIS LE MONDE (1). - Ah oui j'm'en souviens de celle-là (en fait sur le moment non...). - Moi si, la musique me faisait penser à Indochine. C'est toi qui l'a faite aussi ? - Non. Parfois je donne des indications sur ce que j'imaginais comme air dessus. Pour celle-là c'était dans la lignée D'indo. » J'ai effectivement passé près deux heures dans ce café, au comptoir. Sauf que je n'étais pas seul, je discutais avec elle. Une parfaite inconnue qui apprécie ce que je fais. Qui m'encourage à continuer, alors que je ne vois toujours pas ce qu'il y a de bien réussi mais bon. Je décide de payer ce qu'elle a commandée, elle me remercie, me sourit, me fait une bise sur la joue (un peu trop près des lèvres d'ailleurs) et s'en va en me disant qu'on se reverrai peut-être. Je m'en vais quelques minutes après elle. Ça doit être la troisième fois qu'on me reconnaît grâce à mon blog ou mes chansons. La première fois c'était il y a un peu plus d'un an si ma mémoire est bonne. Cet article n'est pas fait pour me vanter (c'est loin d'être mon genre), mais pour dire que, si ça peut me permettre de faire quelques petites rencontres agréables comme celle-ci, ce n'est pas demain que j'arrêterai de m'occuper de ce blog (et d'écrire). Bonne soirée à tous. ______ 1 = La lire si vous voulez.
Publié par perversland à 18:03:22 dans VOYAGE AU PAYS DES VIVANTS | Commentaires (8) | Permaliens
Comme la vidéo ne peut être intégrée, voici le lien du clip : http://www.youtube.com/watch?v=NZIVRq-oNN4
Pour ce soir place au nouveau single de ma seconde mère, Mylène Farmer, dont le clip est visible sur le Net et à la télé depuis mercredi : SI J'AVAIS AU MOINS... (1).
Ce titre est sans aucun doute le plus émouvant de son dernier album, nommé POINT DE SUTURE (2). Une ballade triste, déchirante et somptueuse en guise de troisième single. Le clip est la suite de DÉGÉNÉRATION. D'ailleurs c'est le même réalisateur (Bruno Aveillan).
En parlant de ces clips, vous pouvez retrouver Mylène dans THE FARMER PROJECT, un court documentaire lui aussi disponible sur le Net et diffusé à 00h30 sur M6 le samedi 17 janvier (matin), puis le même jour aux NRJ MUSIC AWARDS.
Qui n'a connu
Douleur immense
N'aura qu'un aperçu
Du temps
L'aiguille lente
Qu'il neige ou vente
L'omniprésente
Souligne ton absence
Partout
Qui n'a connu
L'instable règne
Qui n'a perdu
Ne sait la peine
Plus de réserve, du tout
Ni dieu, ni haine, s'en fout
Plus de superbe, j'ai tout
D'une peine...
Un enténèbrement
Si j'avais au moins
Revu ton visage
Entrevu au loin
Le moindre nuage
Mais c'est à ceux
Qui se lèvent
Qu'on somme « d'espoir »
Dont on dit qu'ils saignent
Sans un au revoir, de croire
Et moi pourquoi j'existe
Quand l'autre dit je meurs
Pourquoi plus rien n'agite
Ton cœur ...
Tous mes démons
Les plus hostiles
Brisent des voix
Les plus fragiles
De tous mes anges
Les plus dévoués
Et moi l'étrange paumée
Fiancée à l'enténèbrement...
Paroles : Mylène Farmer.
Musique : Laurent Boutonnat.
______
1 = Final de l'album POINT DE SUTURE (2008 Polydor).
2 = Lire l'article concerné.
Photo : Simon Hawk (2008).
Publié par perversland à 18:59:16 dans LA MUSIQUE QUE J'AIME | Commentaires (8) | Permaliens
Le blog sur la vie et l'univers d'une bulle de chagrin, boule d'incertitude, faisant le temps d'une existence un voyage au pays des vivants. Tout ça avant que l'ombre ne s'abatte à ses pieds...
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