Hier je disais être fan de la musique d'Alain Bashung depuis cet été (Lire l'article précédent). Et bien aujourd'hui place à ma chanson préférée de ce dernier, après JE TUERAI LA PIANISTE (1) : LA NUIT JE MENS (2).
Extrait de son album FANTAISIE MILITAIRE, LA NUIT JE MENS est tout simplement un des morceaux les plus connus de Bashung, mais aussi l'un des meilleurs et l'un des plus sombres. Depuis cet été j'écoute plusieurs fois ce titre en quinze jours, et je ne sais pas quand je pourrai m'arrêter de le faire (alors imaginez pour JE TUERAI LA PIANISTE...).
On m'a vu dans le Vercors
Sauter à l'élastique
Voleur d'amphores
Au fond des criques
J'ai fait la cour à des murènes
J'ai fait l'amour j'ai fait le mort
T'étais pas née
À la station balnéaire
Tu t'es pas fait prier
J'étais gant de crin, geyser
Pour un peu je trempais
Histoire d'eau
La nuit je mens
Je prends des trains à travers la plaine
La nuit je mens
Je m'en lave les mains
J'ai dans les bottes des montagnes de questions
Où subsiste encore ton écho
Où subsiste encore ton écho
J'ai fait la saison
Dans cette boîte crânienne
Tes pensées
Je les faisais miennes
T'accaparer seulement t'accaparer
D'estrade en estrade
J'ai fait danser tant de malentendus
Des kilomètres de vie en rose
Un jour au cirque
Un autre à chercher à te plaire
Dresseur de loulous
Dynamiteur d'aqueducs
La nuit je mens
Je prends des trains à travers la plaine
La nuit je mens
Effrontément
J'ai dans les bottes des montagnes de questions
Où subsiste encore ton écho
Où subsiste encore ton écho
On m'a vu dans le Vercors
Sauter à l'élastique
Voleur d'amphores
Au fond des criques
J'ai fait la cour à des murènes
J'ai fait l'amour j'ai fait le mort
T'étais pas née
La nuit je mens
Je prends des trains à travers la plaine
La nuit je mens
Je m'en lave les mains
J'ai dans les bottes des montagnes de questions
Où subsiste encore ton écho
Où subsiste encore ton écho
La nuit je mens
Je prends des trains à travers la plaine
La nuit je mens
Je m'en lave les mains
J'ai dans les bottes des montagnes de questions
Où subsiste encore ton écho
Où subsiste encore ton écho...
Paroles : Alain Bashung et Jean Fauque.
Musique : Alain Bashung et Les Valentins.
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1 = Extrait de l'album BLEU PÉTROLE (2008 Barclay).
2 = Extrait de l'album FANTAISIE MILITAIRE (1998 Barclay). ALBUM DE VARIETES, POP, ROCK DE L'ANNEE AUX VICTOIRES DE LA MUSIQUE 1999.
Publié par perversland à 06:33:47 dans LA MUSIQUE QUE J'AIME | Commentaires (18) | Permaliens
J'aurai bien commencé cet article nommé UNE VIE NORMALE en disant ce que je pense de la vie, de la destinée, de la nature et autres, mais bon au bout d'une cinquantaine de pages je pense que vous savez mon opinion sur le sujet (pour ceux qui viennent d'arriver : je vous souhaite bonne lecture). Attention, ça ne veut pas dire que j'en ai marre d'écrire sur ce blog. Au contraire, certains me connaissent. Je dis ça car parfois j'aimerai bien avoir une vie normale. Vous savez, celle que certains chanceux ont. Ca commencerai par une enfance que je regretterai et considèrerai comme les années les plus tendres de mon existence, accompagnée d'une scolarité moyenne (ou excellente). J'aurai été dans un groupe d'amis depuis le collège (mes amis ne se connaissent pas entre eux, tant mieux remarque), je n'aurai rien à reprocher à la moitié de ma famille, au contraire, je l'aimerai autant, j'aurai rencontré la femme de ma vie au lycée, aurai eu le bac tout en ayant eu le temps de passer et d'avoir le permis en cours d'année. Avoir un équilibre en somme. Si j'avais eu ça, là j'aurai été un autre. Je serai en train de chercher et de trouver un boulot ça se trouve, puis en train de faire des projets avec celle que j'aime, vivre dans un appartement etc. Et plus tard, quand on aurait eu assez de moyen : vivre dans une maison. Et beaucoup plus tard, vu que j'aurai eu une autre vision des choses, on se serait mis à parler mariage, enfants etc. Finalement j'aurai du mettre des guillemets au mot chanceux, car putain une vie comme ça qu'est-ce que je me serai fait chier (déjà que je m'emmerde dans celle-ci...). Mais j'aurai été trop con et hypocrite pour m'en rendre compte (petite pensée pour une bonne majorité des habitants de ce pays et d'ailleurs).
Enfin, je vais avoir 20 ans fin décembre, je passe des leçons de conduite depuis deux semaines et je m'améliore (car je roulais trop vite). Ça va faire onze mois que je galère pour trouver un boulot (et vu ce qui m'attend à la fin du mois jusqu'au milieu d'octobre ça ne va pas s'arranger, j'en parlerai le moment venu) puis ma dernière chanson à l'air d'être plus appréciée que les autres (lire l'article précédent). Pour ceux qui ont vu le premier article de mes petites aventures de cet été (1), je commence à être dingue de la musique d'Alain Bashung et me suis mis plus récemment à écouter Jean-Jacques Goldman (ça fera plaisir à Pierre). Et pour raconter ce que je fais jusqu'au bout, en ce moment je commence à lire CUJO de mon auteur préféré Stephen King (2).
Pour finir, j'aimerai longuement citer une des dernières chansons de la plus belle (Mylène Farmer), car j'admire ses paroles : « Les cabossés vous dérangent / Tous les fêlés sont des anges / Les opprimés vous démangent / Les mal-aimés, qui les venge ? Les calamités dérangent / Les chaotiques sont des anges (C'est dans l'air) / Pas comme les autres, démangent (...) / C'est dans l'air / C'est dans l'air / C'est dans l'air, c'est nécessaire / Prendre l'air / Respirer (...) / C'est dans l'air / C'est dans l'air / C'est dans l'air, c'est millénaire / S'enivrer / Coïter / Quid de nos amours passés ? / C'est dans l'air / C'est dans l'air / C'est dans l'air, c'est salutaire / Sauf qui peut / Sauve c'est mieux / Sauf qu'ici, loin sont les cieux / C'est dans l'air / C'est dans l'air / C'est dans l'air, c'est nucléaire / On s'en fout / On est tout / On finira au fond du trou... » (3)
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1 = Le lire.
2 = 1981.
3 = C'EST DANS L'AIR, extrait de son album POINT DE SUTURE (2008 Polydor).
Photo : Adrien Balboa (2008).
Publié par perversland à 07:43:15 dans VOYAGE AU PAYS DES VIVANTS | Commentaires (26) | Permaliens
J'ai fait tout pour paraître bien
Comme payer des impôts
Ou voter pour celui qui se disait le moins salaud
En gros je suis un bon mouton ou un chien
Et le pétrole qui augmente parfois autant que l'on puisse respirer
Puis les tonnes de béton défigurants les prés
Et si je chante « vive la liberté » Sûr je n'aurai pas l'unanimité Et si je hurle « c'est de vous qu'ils sont en train de se moquer » Sûr il me restera qu'un jour ou deux avant de crever Avant de crever
Cette époque trop commerciale
A réussie à faire radier le mot artisanal
On fait passer certaines merdes pour d'la qualité
On doit tous être soit disant branché
Quelques mois avant de passer à autre chose
Et on n'sait même pas quelle en est la cause
Et si je chante « vive la liberté » Sûr je n'aurai pas l'unanimité Et si je hurle « c'est de vous qu'ils sont en train de se moquer » Sûr il me restera qu'un jour ou deux avant de crever Avant de crever
Tous ces enfants jeunes et déjà drogués
Même dans ce qu'on appelle encore école ils pensent à tout écraser
Ces femmes battues ou violées
Tous ces gens pour un rien qui se font tuer
Dans des endroits des balles perdues
Et les traces de ceux qui ont chu
Et si je chante « vive la liberté » Sûr je n'aurai pas l'unanimité Et si je hurle « c'est de vous qu'ils sont en train de se moquer » Sûr il me restera qu'un jour ou deux avant de crever Avant de crever Et si je chante « vive la liberté » Sûr je n'aurai pas l'unanimité Et si je hurle « c'est de vous qu'ils sont en train de se moquer » Sûr il me restera qu'un jour ou deux avant de crever Avant de crever
Et on s'étonne que j'écris sur le désespoir
Mais pour changer les choses il est trop tard
Pour arranger les choses il est bien trop tard
Et je connais cette fille qui fait le trottoir
Paroles : Adrien Balboa.
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Paroles : Adrien Balboa (août 2008).
Publié par perversland à 06:29:11 dans Paroles d'Adrien Balboa | Commentaires (29) | Permaliens
Je vais venir
Et tu partiras avec moi
Nos proches vont nous maudire
D'être parti sans crier gare
Aussi longtemps que coulera les sources
Nous serons sur la route
Essayer de réussir un peu plus cette course
Contre le temps, la vie et ses doutes
Je vais venir
Et tu te pendras à mon bras
À quoi bon continuer de sourire
Dans ce lieu qui ne nous ressemble pas
Tant que le soleil se couchera
Nous serons sous la lune comme des rois
Vivre ensemble, vivre bien
Vivre au mieux main dans la main
Je vais venir
Et tu vas dire que tu m'aimeras
Je n'aurai pas à te demander de me suivre
Puisque tu seras prête déjà
Tant que le vent soufflera
L'envie d'aller plus loin nous poussera
Et si un jour ici tu veux revenir
Je te suivrai sans réfléchir
Mais pour l'instant je vais venir
Et tu partiras avec moi
Oui je vais venir
Et tu te pendras à mon bras
Je vais venir
Et tu vas dire que tu m'aimeras
Je vais venir
Et répondrai que je ne vois que toi
Je vais venir...
Paroles : Adrien Balboa.
______
Paroles : Adrien Balboa (août 2008).
Photo : Véronique di Meo (2004).
Publié par perversland à 07:59:23 dans Paroles d'Adrien Balboa | Commentaires (20) | Permaliens
Dans ce monde plus rien ne m'étonne
Les pires choses comme les bonnes
Parfois je n'veux plus exister
Pour n'plus avoir à la fermer
Me lever...
Ne plus me sentir incapable
Au fond de moi ne plus être coupable
Tout devient n'importe quoi
Il n'y a plus aucunes lois
Sauf pour ceux qui vivent en bas
Je l'sais puisque je suis de là
M'élever...
Je regarde constamment en haut
Je veux voir à quel point c'est beau
Mais je n'suis peut-être pas assez salaud
Et en sortira sans ma peau
(Long passage musical)
Dans ce monde plus rien ne m'étonne
Les pires choses comme les bonnes
Parfois je n'veux plus vivre
Dans cette trop profonde rive
Pouvoir regarder les gens dans les yeux
Puissants ou non dire ce que je pense d'eux
Avoir une voix qui puisse guider certains
Sans qu'ils fassent fi de moi le lendemain
Fidélité d'eux et de moi-même
Yba peu de gens à ce niveau qu'on aime
Ne plus regarder constamment en haut
Savoir à quel point c'est beau
Et si je n'suis pas assez salaud
Au moins j'aurai fait quelque chose de ma peau.
Paroles : Adrien Balboa.
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Paroles : Adrien Balboa (juillet 2008).
Photo : Claude Gassian (2006).
Publié par perversland à 07:59:51 dans Paroles d'Adrien Balboa | Commentaires (15) | Permaliens
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