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Alain Bashung : La nuit je mens (paroles, clip et vidéo live) / 1998 | 02 septembre 2008

 

 

 

 

 

Hier je disais être fan de la musique d'Alain Bashung depuis cet été (Lire l'article précédent). Et bien aujourd'hui place à ma chanson préférée de ce dernier, après JE TUERAI LA PIANISTE (1) : LA NUIT JE MENS (2).

Extrait de son album FANTAISIE MILITAIRE, LA NUIT JE MENS est tout simplement un des morceaux les plus connus de Bashung, mais aussi l'un des meilleurs et l'un des plus sombres. Depuis cet été j'écoute plusieurs fois ce titre en quinze jours, et je ne sais pas quand je pourrai m'arrêter de le faire (alors imaginez pour JE TUERAI LA PIANISTE...).

 

On m'a vu dans le Vercors
Sauter à l'élastique
Voleur d'amphores
Au fond des criques
J'ai fait la cour à des murènes
J'ai fait l'amour j'ai fait le mort
T'étais pas née

À la station balnéaire
Tu t'es pas fait prier
J'étais gant de crin, geyser
Pour un peu je trempais
Histoire d'eau

La nuit je mens
Je prends des trains à travers la plaine
La nuit je mens
Je m'en lave les mains
J'ai dans les bottes des montagnes de questions
Où subsiste encore ton écho
Où subsiste encore ton écho

J'ai fait la saison
Dans cette boîte crânienne
Tes pensées
Je les faisais miennes
T'accaparer seulement t'accaparer
D'estrade en estrade
J'ai fait danser tant de malentendus
Des kilomètres de vie en rose

Un jour au cirque
Un autre à chercher à te plaire
Dresseur de loulous
Dynamiteur d'aqueducs

La nuit je mens
Je prends des trains à travers la plaine
La nuit je mens
Effrontément
J'ai dans les bottes des montagnes de questions
Où subsiste encore ton écho
Où subsiste encore ton écho

On m'a vu dans le Vercors
Sauter à l'élastique
Voleur d'amphores
Au fond des criques
J'ai fait la cour à des murènes
J'ai fait l'amour j'ai fait le mort
T'étais pas née

La nuit je mens
Je prends des trains à travers la plaine
La nuit je mens
Je m'en lave les mains
J'ai dans les bottes des montagnes de questions
Où subsiste encore ton écho
Où subsiste encore ton écho

La nuit je mens
Je prends des trains à travers la plaine
La nuit je mens
Je m'en lave les mains
J'ai dans les bottes des montagnes de questions
Où subsiste encore ton écho
Où subsiste encore ton écho...

Paroles : Alain Bashung et Jean Fauque.

Musique : Alain Bashung et Les Valentins.

 

 

 

 

 

______

1 = Extrait de l'album BLEU PÉTROLE (2008 Barclay).

2 = Extrait de l'album FANTAISIE MILITAIRE (1998 Barclay). ALBUM DE VARIETES, POP, ROCK DE L'ANNEE AUX VICTOIRES DE LA MUSIQUE 1999.

 

 

Publié par perversland à 06:33:47 dans LA MUSIQUE QUE J'AIME | Commentaires (18) |

Une vie normale | 01 septembre 2008

 

 

J'aurai bien commencé cet article nommé UNE VIE NORMALE en disant ce que je pense de la vie, de la destinée, de la nature et autres, mais bon au bout d'une cinquantaine de pages je pense que vous savez mon opinion sur le sujet (pour ceux qui viennent d'arriver : je vous souhaite bonne lecture). Attention, ça ne veut pas dire que j'en ai marre d'écrire sur ce blog. Au contraire, certains me connaissent. Je dis ça car parfois j'aimerai bien avoir une vie normale. Vous savez, celle que certains chanceux ont. Ca commencerai par une enfance que je regretterai et considèrerai comme les années les plus tendres de mon existence, accompagnée d'une scolarité moyenne (ou excellente). J'aurai été dans un groupe d'amis depuis le collège (mes amis ne se connaissent pas entre eux, tant mieux remarque), je n'aurai rien à reprocher à la moitié de ma famille, au contraire, je l'aimerai autant, j'aurai rencontré la femme de ma vie au lycée, aurai eu le bac tout en ayant eu le temps de passer et d'avoir le permis en cours d'année. Avoir un équilibre en somme. Si j'avais eu ça, là j'aurai été un autre. Je serai en train de chercher et de trouver un boulot ça se trouve, puis en train de faire des projets avec celle que j'aime, vivre dans un appartement etc. Et plus tard, quand on aurait eu assez de moyen : vivre dans une maison. Et beaucoup plus tard, vu que j'aurai eu une autre vision des choses, on se serait mis à parler mariage, enfants etc. Finalement j'aurai du mettre des guillemets au mot chanceux, car putain une vie comme ça qu'est-ce que je me serai fait chier (déjà que je m'emmerde dans celle-ci...). Mais j'aurai été trop con et hypocrite pour m'en rendre compte (petite pensée pour une bonne majorité des habitants de ce pays et d'ailleurs).

Enfin, je vais avoir 20 ans fin décembre, je passe des leçons de conduite depuis deux semaines et je m'améliore (car je roulais trop vite). Ça va faire onze mois que je galère pour trouver un boulot (et vu ce qui m'attend à la fin du mois jusqu'au milieu d'octobre ça ne va pas s'arranger, j'en parlerai le moment venu) puis ma dernière chanson à l'air d'être plus appréciée que les autres (lire l'article précédent). Pour ceux qui ont vu le premier article de mes petites aventures de cet été (1), je commence à être dingue de la musique d'Alain Bashung et me suis mis plus récemment à écouter Jean-Jacques Goldman (ça fera plaisir à Pierre). Et pour raconter ce que je fais jusqu'au bout, en ce moment je commence à lire CUJO de mon auteur préféré Stephen King (2).

Pour finir, j'aimerai longuement citer une des dernières chansons de la plus belle (Mylène Farmer), car j'admire ses paroles : « Les cabossés vous dérangent / Tous les fêlés sont des anges / Les opprimés vous démangent / Les mal-aimés, qui les venge ? Les calamités dérangent / Les chaotiques sont des anges (C'est dans l'air) / Pas comme les autres, démangent (...) / C'est dans l'air / C'est dans l'air / C'est dans l'air, c'est nécessaire / Prendre l'air / Respirer (...) / C'est dans l'air / C'est dans l'air / C'est dans l'air, c'est millénaire / S'enivrer / Coïter / Quid de nos amours passés ? / C'est dans l'air / C'est dans l'air / C'est dans l'air, c'est salutaire / Sauf qui peut / Sauve c'est mieux / Sauf qu'ici, loin sont les cieux / C'est dans l'air / C'est dans l'air / C'est dans l'air, c'est nucléaire / On s'en fout / On est tout / On finira au fond du trou... » (3)

 

 

 

 

 

 

______

1 = Le lire

2 = 1981.

3 = C'EST DANS L'AIR, extrait de son album POINT DE SUTURE (2008 Polydor).

Photo : Adrien Balboa (2008).

 

 

Publié par perversland à 07:43:15 dans VOYAGE AU PAYS DES VIVANTS | Commentaires (26) |

" Vive la liberté " | 29 août 2008

 

 

J'ai fait tout pour paraître bien

Comme payer des impôts

Ou voter pour celui qui se disait le moins salaud

En gros je suis un bon mouton ou un chien

 

Et le pétrole qui augmente parfois autant que l'on puisse respirer

Puis les tonnes de béton défigurants les prés

 

Et si je chante « vive la liberté »

Sûr je n'aurai pas l'unanimité

Et si je hurle « c'est de vous qu'ils sont en train de se moquer »

Sûr il me restera qu'un jour ou deux avant de crever

Avant de crever

 

Cette époque trop commerciale

A réussie à faire radier le mot artisanal

On fait passer certaines merdes pour d'la qualité

On doit tous être soit disant branché

Quelques mois avant de passer à autre chose

Et on n'sait même pas quelle en est la cause

 

Et si je chante « vive la liberté »

Sûr je n'aurai pas l'unanimité

Et si je hurle « c'est de vous qu'ils sont en train de se moquer »

Sûr il me restera qu'un jour ou deux avant de crever

Avant de crever

 

Tous ces enfants jeunes et déjà drogués

Même dans ce qu'on appelle encore école ils pensent à tout écraser

 

Ces femmes battues ou violées

Tous ces gens pour un rien qui se font tuer

Dans des endroits des balles perdues

Et les traces de ceux qui ont chu

 

Et si je chante « vive la liberté »

Sûr je n'aurai pas l'unanimité

Et si je hurle « c'est de vous qu'ils sont en train de se moquer »

Sûr il me restera qu'un jour ou deux avant de crever

Avant de crever

 

Et si je chante « vive la liberté »

Sûr je n'aurai pas l'unanimité

Et si je hurle « c'est de vous qu'ils sont en train de se moquer »

Sûr il me restera qu'un jour ou deux avant de crever

Avant de crever

 

Et on s'étonne que j'écris sur le désespoir

Mais pour changer les choses il est trop tard

Pour arranger les choses il est bien trop tard

Et je connais cette fille qui fait le trottoir

Paroles : Adrien Balboa.

 

 

 

 

 

  

______

Paroles : Adrien Balboa (août 2008).

 

 

Publié par perversland à 06:29:11 dans Paroles d'Adrien Balboa | Commentaires (29) |

Je vais venir | 28 août 2008

 

  

Je vais venir

Et tu partiras avec moi

Nos proches vont nous maudire

D'être parti sans crier gare

 

Aussi longtemps que coulera les sources

Nous serons sur la route

Essayer de réussir un peu plus cette course

Contre le temps, la vie et ses doutes

 

Je vais venir

Et tu te pendras à mon bras

À quoi bon continuer de sourire

Dans ce lieu qui ne nous ressemble pas

 

Tant que le soleil se couchera

Nous serons sous la lune comme des rois

Vivre ensemble, vivre bien

Vivre au mieux main dans la main

 

Je vais venir

Et tu vas dire que tu m'aimeras

Je n'aurai pas à te demander de me suivre

Puisque tu seras prête déjà

 

Tant que le vent soufflera

L'envie d'aller plus loin nous poussera

Et si un jour ici tu veux revenir

Je te suivrai sans réfléchir

 

Mais pour l'instant je vais venir

Et tu partiras avec moi

 

Oui je vais venir

Et tu te pendras à mon bras

 

Je vais venir

Et tu vas dire que tu m'aimeras

 

Je vais venir

Et répondrai que je ne vois que toi

 

Je vais venir...

Paroles : Adrien Balboa.

 

 

 

 

______

Paroles : Adrien Balboa (août 2008).

Photo : Véronique di Meo (2004).

 

 

Publié par perversland à 07:59:23 dans Paroles d'Adrien Balboa | Commentaires (20) |

Dream glory | 27 août 2008

 

 

Dans ce monde plus rien ne m'étonne

Les pires choses comme les bonnes

Parfois je n'veux plus exister

Pour n'plus avoir à la fermer

 

Me lever...

 

Ne plus me sentir incapable

Au fond de moi ne plus être coupable

Tout devient n'importe quoi

Il n'y a plus aucunes lois

Sauf pour ceux qui vivent en bas

Je l'sais puisque je suis de là

 

M'élever...

 

Je regarde constamment en haut

Je veux voir à quel point c'est beau

Mais je n'suis peut-être pas assez salaud

Et en sortira sans ma peau

 

(Long passage musical)

 

Dans ce monde plus rien ne m'étonne

Les pires choses comme les bonnes

Parfois je n'veux plus vivre

Dans cette trop profonde rive

 

Pouvoir regarder les gens dans les yeux

Puissants ou non dire ce que je pense d'eux

Avoir une voix qui puisse guider certains

Sans qu'ils fassent fi de moi le lendemain

Fidélité d'eux et de moi-même

Yba peu de gens à ce niveau qu'on aime

 

Ne plus regarder constamment en haut

Savoir à quel point c'est beau

Et si je n'suis pas assez salaud

Au moins j'aurai fait quelque chose de ma peau.

Paroles : Adrien Balboa.

 

 

 

______

Paroles : Adrien Balboa (juillet 2008).

Photo : Claude Gassian (2006).

  

Publié par perversland à 07:59:51 dans Paroles d'Adrien Balboa | Commentaires (15) |

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